Œuvres orchestrales
Pavane pour une Infante défunte
1899 pour la version pour piano / 1910 pour l’orchestration
Orchestre national de France dirigé par Dalia Stasevska
Rhapsodie espagnole
1907
Ce « premier grand chef d’œuvre orchestral de Ravel » (Maurice Delage) va mettre en vibration des ressources complètement novatrices de rythmes, couleurs et harmonies d’orchestre […] la Rhapsodie espagnole accède à une densité exemplaire.
Michèle Lhopiteau-Dorfeuille
-> Orchestre Philharmonique de la BBC dirigé par Juanjo Mena
Daphnis et Chloé
Ballet pour chœurs et orchestre
1911
Il y a dans Daphnis et Chloé un côté rêve ébloui, un sentiment d’irréalité, de simple embrasement de l’espace qui donne à la perception sonore comme l’impression d’une dilatation. […] La nature, un des éléments essentiels de l’univers ravélien, est ici peinte avec un lyrisme discret et comme épuré, dans un chatoiement panthéiste.
Alain Duault
-> Orchestre Symphonique du WDR et Chœur de la Radio du WDR dirigés par Jukka-Pekka Saraste
Daphnis et Chloé – Suite n°1
1912 (3 pièces tirées du ballet)
Nocturne
Interlude
Danse guerrière
-> Orquesta Sinfónica de Castilla y León dirigé par Jesús López Cobos
1913 (3 pièces tirées du ballet)
Lever du jour
Pantomime
Danse générale du troisième tableau
-> Orchestre National de France dirigé par Cristian Macelariu
Ma Mère l’Oye
1910 pour la version pour piano à quatre mains / 1911 pour l’orchestration
Piano à quatre mains d’après les contes de Perrault et de Madame d’Aulnoy
Pavane de la belle au bois dormant
Petit Poucet
Laideronnette, impératrice des pagodes
Les Entretiens de la belle et de la bête
Le Jardin féérique
-> Orchestre Symphonique du WDR dirigé par Christoph Eschenbach
Valses nobles et sentimentales
1911 pour la version pour piano / 1912 pour l’orchestration
Orchestre Philharmonique de Hongrie dirigé par Zoltan Kocsis
Le Tombeau de Couperin
1917 pour la version pour piano / 1919 pour l’orchestration de quatre pièces
Prélude
Forlane
Menuet
Rigaudon
Orchestre National de France dirigé par Cristian Macelaru
La Valse
1920
Vision irréelle qui fait alterner à ce flou ombreux les ruissellements de lumière d’une salle de bal à Vienne – où soudain la lumière s’estompe pour laisser place à nouveau aux chimères morbides : car il y a dans cette Valse maléfique quelque chose comme une danse macabre qui s’esquisse, comme si chaque tour du couple emporté dans ce mouvement effréné le conduisait irrémédiablement vers la mort, vers un abîme dont il ne pourra revenir.
Alain Duault
Orchestre Philharmonique de Radio France dirigé par Mikko Franck
Tzigane
pour violon et orchestre
1924
Allegro
Très vif
Lent
Vif, avec entrain
Tzigane est un amalgame ingénieusement stylisé de Liszt, Brahms, voire de Vieuxtemps et de Wieniavski. […] C’est, non du Ravel à la manière de Liszt ou de Brahms, mais du Liszt ou de Brahms à la manière de Ravel, dont, malgré tous ses efforts, nous retrouvons à chaque pas l’insubmersible personnalité.
Florent Schmitt
Patricia Kopatchinskaja, violon
Sinfonia Varsovia dirigé par Jean-Jacques Kantorow
Boléro
Ballet
1928
La danseuse Ida Rubinstein avait commandé à Ravel une musique de ballet. Faute de temps, Ravel avait initialement prévu d’orchestrer trois pièces d’Albéniz mais les droits ayant déjà été donnés, il s’est vu dans l’obligation d’écrire rapidement une œuvre.
Comme un serpent il nous cloue et nous fascine de ses yeux toujours fixes. Ravel accomplit le prodige de remplir une demi-heure de musique avec un thème de seize mesures, sans développement ni variations, ajoutant peu à peu de nouveaux timbres : flûte, clarinette, hautbois, cor anglais, trombone et saxophone tandis que le tambour insiste sans trêve sur son rythme obstiné. Variété de la monotonie, certes, mais quelle puissance !
Vladimir Jankélévitch
Orchestre symphonique national de la radio danoise dirigé par Sergiu Celibidache
Concerto pour la main gauche
pour piano et orchestre
1930
Commande du pianiste autrichien Paul Wittgenstein qui avait perdu son bras droit à la guerre.
Comme un serpent il nous cloue et nous fascine de ses yeux toujours fixes. Ravel accomplit le prodige de remplir une demi-heure de musique avec un thème de seize mesures, sans développement ni variations, ajoutant peu à peu de nouveaux timbres : flûte, clarinette, hautbois, cor anglais, trombone et saxophone tandis que le tambour insiste sans trêve sur son rythme obstiné. Variété de la monotonie, certes, mais quelle puissance !
Vladimir Jankélévitch
Nikolai Lugansky, piano
Orchestre National de Russie dirigé par Alexander Vedernikov
Concerto en sol
pour piano et orchestre
1931
Commande du chef d’orchestre Serge Koussevitzky pour les cinquante ans de l’Orchestre de Boston en 1931. Le concerto ne sera pas achevé à temps. Il sera créé à Paris le 14 janvier 1932 par Marguerite Long et l’Orchestre dirigé par Ravel lui-même.
Allegramente
Adagio assai
Presto
Une démonstration éblouissante de génie pianistique imprégnée de l’esprit du jazz et des mélodies folkloriques basques. [Le premier et le dernier mouvement] pétillent d’esprit et d’énergie rythmique, encadrant un adagio central d’une beauté profonde et poignante.
Stephen Hough
Martha Argerich, piano
Orchestre National de France dirigé par Charles Dutoit
